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Beast of Reincarnation : un jeux avec du potentiel ? ⭐⭐⭐☆☆

today13/08/2026 12

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INTRO

 

Quand on parle de Game Freak, un nom revient immédiatement à l’esprit : Pokémon. Depuis des décennies, le studio japonais est principalement connu pour être l’un des piliers derrière la célèbre licence de Nintendo. Mais avec Beast of Reincarnation, Game Freak décide de sortir de sa zone de confort et de nous proposer quelque chose de totalement différent.

 

Sorti le 4 août 2026, Beast of Reincarnation est une nouvelle licence développée par Game Freak. Le jeu nous plonge dans un univers beaucoup plus sombre et mature, loin de l’image colorée et familiale à laquelle le studio nous a habitués avec Pokémon. Il s’agit d’un action-RPG qui mélange combats en temps réel et éléments de RPG, autour d’un duo composé d’une humaine et de son fidèle compagnon. Game Freak présente d’ailleurs le titre comme une aventure centrée sur un humain et un animal, dans un monde à la fois magnifique et impitoyable.

 

Et c’est justement là que Beast of Reincarnation devient intéressant. Car derrière ce nouveau jeu, il y a un studio que l’on connaît surtout pour ses créatures de poche, ses combats au tour par tour et ses aventures colorées. Ici, Game Freak veut clairement montrer qu’il est capable de faire autre chose que Pokémon.

 

Et surtout, une chose saute rapidement aux yeux : Game Freak est capable de proposer des graphismes qui n’ont plus rien à envier aux standards des jeux actuels. Avec Beast of Reincarnation, le studio prouve qu’il possède le savoir-faire nécessaire pour créer un univers visuellement ambitieux et moderne. Reste maintenant à voir si cette réussite graphique s’accompagne d’un jeu à la hauteur de ses ambitions.

Mes premières minutes : mais pourquoi Pokémon ne ressemble pas à ça ?

 

Dès les premières minutes de Beast of Reincarnation, il y a quelque chose qui m’a frappé : les cinématiques.

 

J’ai vraiment adoré ce que j’ai vu. C’est beau, c’est travaillé, les décors ont une vraie personnalité et surtout, ça bouge. On est immédiatement plongé dans cet univers post-apocalyptique, avec cette impression d’assister à quelque chose de beaucoup plus grand que ce que le jeu nous montre simplement à l’écran.

 

Et forcément, une question m’est venue assez rapidement :

 

Mais pourquoi continuer avec des graphismes aussi plats dans Pokémon Z-A alors que Game Freak est capable de faire ça ?

 

C’est probablement l’une des premières réflexions que je me suis faite en lançant Beast of Reincarnation. Parce qu’en voyant ce que le studio est capable de produire ici, on se rend compte qu’il possède clairement les compétences pour proposer une réalisation beaucoup plus ambitieuse.

 

Beast of Reincarnation est beau, mais surtout, il possède une vraie direction artistique. Game Freak ne cherche pas simplement à faire un jeu réaliste pour faire joli. Tout semble pensé pour raconter quelque chose.

 

Et c’est justement ce qui m’a accroché dès le début.

 

On se retrouve dans un monde post-apocalyptique situé en 4026, dans un Japon ravagé où l’humanité semble avoir payé très cher les conséquences de ses actions. La nature a repris une place centrale et les paysages donnent parfois l’impression que l’être humain n’est plus réellement chez lui.

 

C’est là que j’interprète personnellement le message du jeu : la nature reprend ses droits, et l’être humain va devoir en payer le prix.

 

Plus on avance, plus cette idée semble présente. La végétation envahit les anciennes constructions humaines, les créatures sont devenues imposantes et menaçantes, et le monde donne cette impression permanente d’avoir été abandonné à lui-même.

 

Pour moi, ce n’est donc pas simplement un décor post-apocalyptique posé derrière l’histoire. La nature devient presque un personnage à part entière.

 

Et c’est ce que je trouve intéressant dans cette aventure. On ne nous présente pas seulement un monde détruit : on nous montre aussi un monde qui continue de vivre sans nous. Comme si la planète avait finalement décidé de reprendre ce que l’homme lui avait pris.

 

Au milieu de tout ça, on suit Emma et Koo, un duo qui va traverser ce monde hostile et tenter de comprendre ce qui s’est réellement passé. Emma est touchée par le Fléau, tandis que Koo, son compagnon, possède lui aussi des capacités particulières. Leur relation semble d’ailleurs être l’un des éléments importants de l’aventure.

 

Et pour être honnête, après seulement quelques minutes, je me suis déjà dit une chose :

 

Game Freak, vous êtes capables de faire ça… alors pourquoi ne pas donner cette ambition à Pokémon ?

 

Parce que Beast of Reincarnation montre quelque chose d’assez frustrant pour un fan de Pokémon : le studio sait faire des jeux visuellement modernes, avec une vraie ambiance, des cinématiques travaillées et une direction artistique ambitieuse.

 

Alors forcément, quand on repense à Pokémon Z-A et à son rendu qui peut parfois paraître beaucoup plus simple ou plat, la comparaison est difficile à éviter.

 

Et c’est peut-être ça que Beast of Reincarnation représente finalement : la preuve que Game Freak peut faire bien plus que Pokémon.

 

Un gameplay simple, mais vraiment efficace

 

Après avoir été agréablement surpris par la réalisation, c’est finalement le gameplay qui m’a convaincu.

 

Ce que j’aime particulièrement dans Beast of Reincarnation, c’est que le jeu ne cherche pas à nous noyer sous une dizaine de combos différents et des tonnes de commandes à retenir. Les combats sont simples, rapides et efficaces.

 

Et pourtant, ça ne veut pas dire qu’ils sont sans intérêt.

 

Le personnage possède notamment une capacité assez originale avec ses cheveux, qui permet de se déplacer dans l’environnement. On peut les utiliser pour se faire monter à certains endroits, franchir des passages ou même créer une sorte de pont pour continuer notre chemin.

 

J’ai vraiment apprécié cette mécanique parce qu’elle donne un côté assez intuitif à l’exploration. On comprend rapidement ce que le jeu veut nous faire faire sans avoir besoin de passer notre temps dans les menus ou de regarder un tutoriel de dix minutes.

 

Et cette philosophie se retrouve également dans les combats.

 

Les esquives sont rapides et donnent une vraie sensation de réactivité. On peut rapidement se repositionner et éviter une attaque, ce qui rend les affrontements assez dynamiques.

 

Mais le système devient vraiment intéressant lorsqu’on commence à maîtriser les parades.

 

Parer une attaque au bon moment permet de prendre l’avantage et de gagner en puissance pour nos propres attaques. C’est un système que j’ai trouvé particulièrement agréable parce qu’il récompense le joueur qui prend le temps d’observer son adversaire plutôt que de simplement taper comme un bourrin.

Et personnellement, j’ai vraiment apprécié jouer Emma.

 

Le personnage est agréable à contrôler, les déplacements sont fluides et les combats donnent rapidement une sensation de puissance sans devenir inutilement compliqués.

 

Et puis il y a Koo…

 

Évidemment, impossible de parler du gameplay sans parler de Koo, le compagnon qui accompagne Emma.

 

J’aime beaucoup le côté loup du personnage et son importance dans les combats. Mais je vais être honnête : j’ai parfois eu du mal à penser à l’utiliser.

 

Au début, j’avais tendance à jouer presque exclusivement avec Emma et à oublier que Koo était justement là pour m’aider.

 

Et pourtant, lorsqu’on commence vraiment à utiliser ses capacités, on se rend compte qu’il peut nous sortir de situations assez compliquées.

 

Certains ennemis disposent par exemple de boucliers particulièrement gênants, et Koo peut alors devenir indispensable pour casser leur défense. Il peut également être très utile contre les groupes d’ennemis grâce à ses attaques permettant de gérer plusieurs adversaires en même temps.

 

C’est finalement un système que j’ai appris à utiliser progressivement.

 

Au départ, je me disais presque : « Bon, je vais faire sans lui. »

 

Puis je me suis retrouvé face à certains ennemis et j’ai compris :

 

« Ah oui… en fait, Koo est là pour ça. »

Et une fois qu’on commence à intégrer son utilisation dans notre manière de jouer, les combats deviennent encore plus intéressants.

 

C’est justement ce que j’ai apprécié dans ce gameplay : il reste accessible sans être simpliste.

 

Pas besoin d’apprendre cinquante combos pour être efficace. Il faut surtout apprendre à esquiver, à parer au bon moment, à utiliser les capacités d’Emma et surtout à comprendre quand Koo peut nous donner l’avantage.

 

Pour moi, c’est une bonne formule : simple à prendre en main, mais suffisamment intelligente pour donner envie de maîtriser les mécaniques.

 

Une musique qui accompagne parfaitement le voyage

 

Il y a aussi un autre élément que je veux absolument souligner : la musique.

 

Dès les premières minutes, j’ai été accroché par la bande-son. Elle est vraiment belle, captivante et surtout, elle accompagne parfaitement ce que l’on est en train de vivre. Il y a finalement assez peu de moments où le jeu nous laisse complètement sans musique, et personnellement, je trouve que ça fonctionne très bien.

 

La musique participe énormément à l’ambiance du jeu. Elle peut être douce et mélancolique lorsque l’on traverse les paysages, puis devenir beaucoup plus intense lorsque l’on entre dans un combat ou qu’une situation importante se présente.

 

Et ce choix n’est clairement pas anodin.

 

Les développeurs ont expliqué que la musique avait une place très importante dans la manière de raconter l’histoire. Emma est un personnage très silencieux, qui possède peu d’émotions et de souvenirs, tandis que Koo ne parle pas non plus. Leur relation et ce qu’ils ressentent passent donc énormément par la musique, les voix et les sons.

 

J’ai particulièrement apprécié cette approche parce qu’elle colle parfaitement à l’univers de Beast of Reincarnation. On traverse un monde qui est magnifique, mais qui reste profondément triste et inquiétant. La musique arrive justement à retranscrire cette sensation de solitude.

 

Les développeurs ont également choisi d’utiliser beaucoup de morceaux chantés, justement pour renforcer cette dimension émotionnelle. Certaines voix sont même utilisées pour représenter la menace et la peur, avec des sonorités inspirées notamment de chants et de sonorités japonaises liées au registre chamanique.

 

Et je trouve que ça se ressent vraiment manette en main.

 

On avance dans ce monde, on regarde les paysages, on entend la musique et les différents sons autour de nous, et tout ça donne presque l’impression de regarder un film tout en étant aux commandes.

 

Même les sons environnementaux ont été particulièrement travaillés. Les pas, les bruits lorsque l’on traverse la végétation ou encore les sons produits par les plantes donnent davantage de vie aux différents environnements.

 

Et c’est exactement ce que j’aime dans cette bande-son : elle ne cherche pas simplement à être jolie, elle participe à raconter l’histoire.

 

Pour moi, c’est donc une vraie réussite. Entre les musiques, les voix et les sons de l’environnement, Beast of Reincarnation possède une ambiance sonore qui renforce énormément son univers post-apocalyptique.

 

Visuellement le jeu m’avait déjà surpris, mais avec sa bande-son, Game Freak montre encore une fois qu’ils sont capables de proposer une expérience beaucoup plus ambitieuse que ce que l’on pouvait imaginer.

 

Les quelques points faibles

 

Évidemment, Beast of Reincarnation n’est pas parfait. Même si j’ai vraiment apprécié mon expérience, il y a quelques petits défauts qui viennent parfois casser le rythme.

 

Le premier concerne surtout la variété des ennemis. Au fil de l’aventure, on peut avoir l’impression de rencontrer plusieurs fois les mêmes types d’adversaires. Ce n’est pas forcément gênant au début, surtout lorsqu’on apprend leurs attaques et qu’on comprend comment les affronter, mais sur la durée, cela peut donner une petite sensation de répétition.

 

C’est un peu la même chose pour certains affrontements. On découvre un ennemi, on apprend ses mécaniques, on comprend comment utiliser Emma et Koo contre lui, et lorsqu’on le retrouve plus tard, l’effet de surprise est forcément moins présent. J’aurais aimé voir encore plus de variété dans les ennemis et surtout davantage de surprises dans les combats.

 

Autre petit point qui peut parfois ralentir l’aventure : le rythme.

 

Le jeu alterne entre exploration, combats, cinématiques et moments plus calmes. Personnellement, j’aime beaucoup cette ambiance et je trouve que les moments narratifs permettent de mieux profiter de l’univers, mais certaines transitions peuvent donner l’impression de casser un peu le rythme.

Et puis il y a Koo.

 

Comme je l’ai dit précédemment, j’aime beaucoup ce personnage et son rôle dans les combats. Mais il m’est arrivé plusieurs fois de simplement oublier de l’utiliser. Il faut vraiment prendre le réflexe de penser à lui, notamment contre certains ennemis protégés par des boucliers ou lorsque plusieurs adversaires sont présents.

 

Une fois que l’on maîtrise cette mécanique, elle devient beaucoup plus intéressante. Mais au début, ce n’est pas forcément quelque chose qui vient naturellement.

 

Enfin, même si je trouve le jeu très beau, j’ai parfois eu cette impression que la technique n’était pas toujours au même niveau que la direction artistique. Et c’est peut-être justement parce que le jeu est tellement réussi visuellement que l’on remarque davantage ses petites imperfections.

 

Mais honnêtement, rien de tout cela ne m’a fait décrocher.

 

Ce sont davantage des petits défauts qui empêchent Beast of Reincarnation d’être parfait plutôt que de véritables problèmes qui gâchent l’expérience.

 

Et finalement, c’est peut-être ça qui est le plus frustrant : Game Freak nous montre avec ce jeu qu’il est capable de faire énormément de choses. Alors forcément, on devient encore plus exigeant avec eux.

Conclusion : une belle surprise pour Game Freak

 

Au final, j’ai vraiment aimé Beast of Reincarnation.

 

Ce n’est pas le jeu de l’année pour moi, et je ne ressors pas de cette aventure avec une hype incroyable, mais je ne suis clairement pas déçu non plus. C’est surtout une belle surprise.

 

Game Freak nous montre avec ce jeu qu’ils sont capables de sortir de leur zone de confort et de proposer quelque chose de différent. Un jeu beau, dynamique, avec une vraie ambiance, une histoire intéressante, une excellente bande-son et un gameplay simple mais efficace.

 

J’aimerais vraiment voir d’autres jeux de Game Freak dans ce style. Bien évidemment, avec des améliorations : davantage de variété dans les ennemis, des combats encore plus développés, un rythme mieux maîtrisé et pourquoi pas encore plus de possibilités dans l’exploration.

 

Mais surtout, j’aimerais que Game Freak puisse utiliser cette expérience pour faire évoluer leurs autres jeux également.

 

Quand on voit ce que le studio est capable de produire avec Beast of Reincarnation, on ne peut qu’espérer que cette évolution se retrouve un jour dans leurs autres productions. Et oui, je pense notamment à Pokémon.

 

Parce que si Game Freak est capable de nous proposer un univers aussi travaillé, des graphismes aussi réussis et une réalisation aussi ambitieuse ici, alors pourquoi ne pas aller chercher cette même ambition dans leurs autres jeux ?

 

En tout cas, Beast of Reincarnation reste pour moi une belle découverte. Je n’en ressors ni déçu, ni complètement hypé, mais avec le sentiment d’avoir passé un bon moment devant un jeu qui est tout simplement fun à jouer.

 

Et rien que pour ça, je pense qu’il mérite qu’on lui donne sa chance.

recommandation ou pas ?

Un jeu que je conseille, surtout si vous voulez découvrir une autre facette de Game Freak et voir ce que le studio est capable de faire lorsqu’il sort de l’univers Pokémon.

Game Freak vient peut-être de nous prouver une chose : ils savent faire autre chose que Pokémon. Maintenant, à eux de nous montrer jusqu’où ils peuvent aller.

Écrit par: AsceWolf

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