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Avec Hot Wheels Infinite Rush, Milestone ne cherche pas simplement à reproduire les sensations des petites voitures que nous avons tous pu faire rouler sur un circuit dans notre enfance. Le studio propose ici une véritable expérience de course en monde ouvert, construite autour de plusieurs îles qui offrent chacune leur propre environnement et leur propre identité. Le jeu propose quatre îles principales : Wheelswood Island, Tentacle Bay Island, Gearville Island et Drifty Temples Island. Chacune possède son ambiance, ses décors et ses activités, permettant de renouveler l’expérience au fil de la progression. La première île, Wheelswood Island, donne rapidement le ton. Avec son environnement urbain, ses gratte-ciel et ses nombreux circuits à parcourir, elle constitue une première porte d’entrée idéale dans l’univers du jeu. Mais surtout, elle réserve quelques surprises qui montrent immédiatement que Hot Wheels Infinite Rush ne souhaite pas rester dans un cadre trop classique. Parmi ces surprises, difficile de ne pas évoquer le gigantesque gorille présent sur l’île. Impossible de passer à côté de cet imposant élément du décor, qui vient apporter une dose supplémentaire de folie à l’univers Hot Wheels. Un exemple parfait de cette volonté de créer des environnements où les éléments démesurés et inattendus font partie intégrante du spectacle.

L’une des particularités d’Infinite Rush repose également sur son système de catégories de véhicules. Les voitures sont réparties en quatre grands styles, chacun possédant ses propres caractéristiques et avantages. Certaines voitures sont davantage orientées vers la vitesse, tandis que d’autres privilégient différents aspects de la conduite et des performances. Ces différences ne sont pas uniquement esthétiques : elles ont une véritable influence sur la manière d’aborder les activités proposées dans le jeu. Toutes les catégories ne sont donc pas nécessairement aussi à l’aise dans chaque situation. Une voiture pourra être particulièrement efficace dans un environnement ou pour une activité précise, tandis qu’une autre pourra demander davantage de maîtrise. Le choix du véhicule devient ainsi un élément à prendre en compte lors de la progression. Il ne s’agit pas simplement de choisir sa voiture préférée, mais également de réfléchir au type de véhicule le plus adapté à l’activité ou à l’environnement dans lequel on souhaite évoluer. Cette diversité encourage également le joueur à essayer plusieurs véhicules et à exploiter leurs caractéristiques propres.

En progressant, les joueurs pourront découvrir Tentacle Bay Island, Gearville Island puis Drifty Temples Island, avec des environnements qui évoluent progressivement. Entre zones côtières, paysages désertiques et décors inspirés de l’Asie de l’Est, chaque île possède sa propre identité visuelle. Mais ces îles ne servent pas uniquement de décor. Elles constituent véritablement le terrain de jeu d’Infinite Rush. En dehors des courses traditionnelles, elles proposent différentes activités et défis permettant d’explorer les environnements, d’effectuer des cascades et de découvrir les nombreux éléments dissimulés dans chaque zone. Le système de catégories de véhicules prend alors tout son sens : certaines activités et certains environnements peuvent favoriser un style de véhicule plutôt qu’un autre, poussant le joueur à adapter son choix de voiture en fonction de la situation. La progression est également construite autour des Rush Masters, chacun associé à une île. Le joueur devra progresser à travers les différents événements avant de pouvoir les affronter. Ces confrontations constituent une étape importante de la progression et permettent notamment de récupérer leur véhicule et leur titre. Avec cette structure, Hot Wheels Infinite Rush propose donc un monde ouvert dans lequel courses, exploration, activités et cascades se côtoient, tout en conservant l’identité spectaculaire et démesurée propre à l’univers Hot Wheels.

Après avoir passé du temps sur Hot Wheels Infinite Rush, mon premier constat est simple : j’ai passé un très bon moment de jeu. Ce qui m’a d’ailleurs surpris, c’est que je me suis rapidement retrouvé davantage concentré sur l’exploration et les cascades que sur les courses elles-mêmes. Enchaîner les loopings, parcourir les environnements et découvrir ce que les différentes zones ont à offrir m’a procuré un réel plaisir. Cela ne signifie pas pour autant que les courses sont mises de côté. Elles restent fun à jouer, notamment lorsque l’on commence à disposer d’un véhicule suffisamment amélioré pour réellement sentir la progression. Il est également possible de récupérer certains véhicules auprès des concurrents que l’on rencontre sur la carte, ce qui ajoute une dimension intéressante pour les joueurs qui aiment collectionner.
Et justement, parlons collection.
Pour ma part, c’est rapidement devenu un objectif : je veux toutes les récupérer ! La collection de véhicules fonctionne particulièrement bien sur moi et donne naturellement envie de continuer à explorer afin de compléter son garage.

L’un des aspects qui m’a probablement le plus marqué est la direction artistique et le travail réalisé autour de l’univers du jouet. J’ai notamment retrouvé une sensation que j’avais déjà pu ressentir dans Forza Horizon 5, mais avec une différence essentielle : ici, tout semble réellement construit autour de l’idée que nous sommes en train de jouer avec des jouets. Et cela se ressent jusque dans les sons. Lorsque notre véhicule percute un élément du décor, le bruit produit ne cherche pas forcément à reproduire fidèlement celui d’une véritable voiture entrant en collision avec du métal. On retrouve au contraire des sons qui rappellent ceux que l’on pouvait entendre lorsqu’on jouait avec nos petites voitures dans le salon ou dehors. Ce choix peut sembler anecdotique, mais il fonctionne particulièrement bien. Il renforce cette impression de jouer dans un immense terrain de jeu et participe pleinement à l’immersion. C’est précisément ce qui m’a plu : Infinite Rush ne cherche pas uniquement à nous faire conduire des voitures Hot Wheels. Il cherche à nous faire retrouver l’imaginaire qui accompagnait ces jouets.

J’ai également eu l’occasion de faire découvrir le jeu à mon fils. Du haut de ses trois ans, la manette est évidemment encore un peu grande pour ses petites mains et l’expérience n’était pas forcément idéale pour lui permettre de jouer seul. Mais cela ne l’a pas empêché de passer un bon moment à regarder la partie. Et certains éléments ont immédiatement attiré son attention. Lorsqu’il a aperçu le gorille géant ou la pieuvre, il les regardait avec curiosité et me les pointait du doigt. C’est une petite expérience personnelle, mais elle illustre assez bien ce que le jeu peut provoquer chez un enfant : de la curiosité, de l’émerveillement et l’envie de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage. Cela rejoint finalement l’une des grandes forces du titre : son univers est immédiatement lisible et amusant, même pour quelqu’un qui ne maîtrise pas encore les codes du jeu de course.
Tout n’est évidemment pas parfait et Hot Wheels Infinite Rush possède quelques points faibles. Rien qui ne remette en cause mon appréciation générale du jeu, mais certains éléments mériteraient selon moi d’être améliorés. Le premier concerne les temps de chargement. Techniquement, le jeu fonctionne très bien et je n’ai pas rencontré de problème majeur venant perturber mes sessions. En revanche, les écrans de chargement sont relativement longs et surtout trop fréquents. Après une course, lors d’un changement d’île ou encore lorsque l’on passe d’une activité à une autre, un nouvel écran de chargement peut apparaître. Dans un jeu qui mise autant sur l’exploration et l’immersion dans un monde ouvert, ces interruptions cassent parfois le rythme. C’est d’autant plus dommage que l’univers fonctionne justement très bien lorsqu’on se laisse porter par l’exploration. On peut être complètement plongé dans son aventure, puis se retrouver brutalement devant un écran de chargement.
Autre point qui m’a posé problème : l’attribution de certaines commandes. Par défaut, la touche A sert notamment à utiliser le boost, mais également à valider certaines actions ou à passer des textes. Le problème apparaît lorsqu’on utilise cette touche pour valider une action : la voiture peut immédiatement déclencher son boost. Ce n’est pas dramatique, mais cela peut rapidement devenir gênant. Personnellement, j’ai donc choisi de modifier cette attribution et de placer le boost sur le joystick gauche, une disposition qui me paraît beaucoup plus intuitive, notamment parce qu’elle rappelle certaines commandes de sprint utilisées dans d’autres jeux. Une possibilité de personnalisation plus poussée des commandes serait donc bienvenue, afin que chacun puisse adapter son expérience à ses habitudes.

Le dernier point qui m’a davantage fait réfléchir concerne la quantité d’éléments à récupérer dans le monde ouvert. On retrouve plusieurs types de collectibles et d’activités : les logos à récupérer, les engrenages, les stickers à photographier et différents éléments à découvrir au fil de l’exploration. Individuellement, chacune de ces activités fonctionne. Le problème vient plutôt de leur accumulation. À mon sens, le jeu aurait peut-être gagné à faire un choix plus clair entre certains de ces éléments. Par exemple, conserver les stickers et choisir entre les logos et les engrenages aurait permis d’alléger légèrement cette dimension de collecte. Les engrenages sont particulièrement nombreux et relativement simples à récupérer. Ils apparaissent très régulièrement dans l’environnement et leur collecte demande finalement peu de réflexion. À l’inverse, les logos m’ont davantage intéressé. Pourquoi ? Parce qu’ils demandent parfois de réfléchir à la manière de les atteindre. Il faut chercher un tremplin, trouver le bon passage ou comprendre comment exploiter l’environnement pour parvenir jusqu’à eux. Et c’est justement ce genre de petite réflexion que j’apprécie. Même si Hot Wheels Infinite Rush s’adresse notamment à un jeune public et qu’il est important de lui offrir une gratification rapide, je pense que les enfants apprécient également lorsqu’un jeu leur demande de chercher, d’essayer et de comprendre comment atteindre un objectif. Un équilibre un peu différent entre les collectibles aurait donc, selon moi, rendu l’exploration encore plus intéressante.
Enfin, il faut également parler de la répétitivité. Ce n’est pas un défaut propre à Hot Wheels Infinite Rush. Les jeux de course en monde ouvert reposent souvent sur des boucles de gameplay qui peuvent devenir répétitives à la longue. Même Forza Horizon n’échappe pas complètement à cette réalité. Dans Infinite Rush, la répétition des activités et de certaines actions peut donc finir par se faire ressentir. Cependant, cette répétitivité est en partie compensée par le plaisir de conduire, l’exploration, la collection des véhicules et surtout par cette direction artistique qui donne au jeu une identité bien particulière.

Au final, malgré ces quelques défauts, mon expérience sur Hot Wheels Infinite Rush reste très positive. J’ai passé un bon moment, aussi bien dans les courses que dans l’exploration, mais surtout j’ai retrouvé quelque chose que je n’avais pas forcément ressenti depuis longtemps : le plaisir simple de jouer avec des petites voitures. Et c’est probablement l’une des plus grandes réussites du titre. Pendant ma session, je ne me suis pas uniquement retrouvé derrière le volant d’une voiture virtuelle. Je me suis parfois retrouvé à jouer comme lorsque j’étais enfant, à chercher le prochain looping, à vouloir récupérer une voiture supplémentaire et à me demander comment atteindre le prochain objet placé dans un endroit difficile d’accès. Pour moi, Hot Wheels Infinite Rush réussit donc à toucher quelque chose de très simple : la nostalgie du jouet, tout en la transformant en véritable expérience vidéoludique.

Hot Wheels Infinite Rush est une très bonne surprise et une expérience qui a su me faire retrouver une sensation que je pensais avoir laissée derrière moi : celle de jouer avec mes petites voitures Hot Wheels comme lorsque j’étais enfant. Milestone réussit à proposer un univers coloré, spectaculaire et surtout fidèle à l’esprit de la licence. Les différents environnements, les activités, les catégories de véhicules et la multitude de voitures à collectionner offrent suffisamment de raisons pour parcourir les îles et prendre le temps d’explorer. Ce qui m’a particulièrement plu reste cette capacité du jeu à mélanger course et exploration. Je me suis parfois retrouvé davantage intéressé par la découverte d’un nouveau passage, la réalisation d’un looping ou la recherche d’un collectible que par la prochaine course. Et pourtant, les courses restent particulièrement agréables, notamment lorsque la progression permet de prendre le volant de véhicules de plus en plus performants. Quelques éléments viennent toutefois ternir légèrement l’expérience. Les temps de chargement, trop fréquents à mon goût, cassent parfois le rythme et l’immersion. L’attribution de certaines commandes pourrait également être mieux pensée, tandis que la quantité de collectibles peut donner une impression de répétitivité au fil de l’exploration.
Mais aucun de ces défauts ne suffit à remettre en question le plaisir que j’ai pris sur le jeu. J’ai également apprécié de pouvoir faire découvrir Hot Wheels Infinite Rush à mon fils. Même s’il est encore trop jeune pour réellement profiter du jeu avec une manette, voir sa réaction devant le gorille géant, la pieuvre et les différents éléments du décor m’a rappelé pourquoi l’univers Hot Wheels fonctionne aussi bien auprès des enfants : il suffit parfois d’une petite voiture, d’un grand circuit et d’un peu d’imagination pour créer un véritable terrain de jeu. Ce test possède également une importance particulière pour moi puisqu’il s’agit de ma première expérience dans le cadre d’une collaboration directe avec un éditeur. Je tiens donc à préciser que cette collaboration n’a pas influencé mon ressenti ni les différents points abordés dans cet article. Mon objectif reste avant tout de partager une expérience sincère, avec ce que j’ai apprécié comme avec ce qui pourrait, selon moi, être amélioré. Et mon ressenti est finalement assez simple : j’ai aimé jouer à Hot Wheels Infinite Rush, et surtout, j’ai aimé y jouer comme un gosse.
Si vous êtes amateur de jeux de course accessibles, de mondes ouverts, de collection ou simplement nostalgique des célèbres petites voitures de Mattel, Hot Wheels Infinite Rush mérite clairement que vous lui donniez sa chance. Un jeu fun, accessible et nostalgique, qui transforme l’univers Hot Wheels en véritable terrain de jeu. Quelques défauts de rythme et de répétitivité l’empêchent toutefois d’atteindre la perfection.
Écrit par: AsceWolf
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