play_arrow
AnimKids
Après l’immense succès du Voyage de Chihiro, le Studio Ghibli revient en 2002 avec une œuvre beaucoup plus courte et légère.
Pas de grande fresque comme Princesse Mononoké.
Pas de monde aussi complexe que celui de Chihiro.
Cette fois, Ghibli nous emmène dans un univers rempli de… chats ! ????
Réalisé par Hiroyuki Morita, Le Royaume des chats (Neko no Ongaeshi) sort au Japon le 20 juillet 2002 et dure environ 75 minutes. Le film est adapté du manga Le Chat Baron d’Aoi Hiiragi, l’autrice de Si tu tends l’oreille.
L’histoire commence avec Haru Yoshioka, une lycéenne de 17 ans.
Haru est gentille, mais elle manque de confiance en elle.
Elle est souvent maladroite et ne sait pas vraiment quelle direction donner à sa vie.
Mais un jour, alors qu’elle rentre du lycée, elle aperçoit un chat sur le point de se faire renverser.
Sans réfléchir, elle intervient et sauve l’animal.
Elle ne pouvait évidemment pas imaginer que ce simple geste allait complètement bouleverser son existence.
Le chat s’appelle Lune.
Et surtout…
Son père, le Roi des chats, veut remercier Haru pour avoir sauvé son fils.
Et les chats vont prendre leur gratitude très au sérieux.
Haru reçoit des cadeaux.
Puis elle découvre que le Roi a une idée encore plus étonnante :
Le problème ?
Haru n’a absolument pas demandé ça.
Haru se retrouve progressivement entraînée dans un monde entièrement peuplé de félins.
Et là, les règles humaines ne fonctionnent plus vraiment.
Les chats parlent.
Ils marchent sur deux pattes.
Ils vivent dans un véritable royaume.
Ils ont un roi.
Une administration.
Des gardes.
Et même une sorte de ministère chargé des affaires félines.
Le film joue énormément sur le décalage entre notre monde et celui des chats.
Et c’est ici que le film devient particulièrement intéressant pour notre rétrospective.
Car le Baron Humbert von Gikkingen est de retour !
Nous l’avions découvert dans Si tu tends l’oreille, sorti en 1995.
Mais attention :
Le film utilise plutôt certains personnages issus de l’univers créé autour du Baron.
Le Baron devient ici un véritable personnage central et aide Haru à comprendre ce qui lui arrive.
Et le Baron n’est pas seul.
On retrouve également Muta, le gros chat blanc.
Toujours aussi sympathique…
Enfin, sympathique, c’est peut-être beaucoup dire.
Muta est plutôt du genre râleur, gourmand et légèrement paresseux.
Mais derrière son caractère difficile, il reste un allié précieux pour Haru.
Avec le Baron et le corbeau Toto, ils forment un petit groupe assez improbable.
L’un des plaisirs du film vient de son ambiance.
Le Royaume des chats n’est pas un endroit particulièrement sérieux.
Le Roi des chats est complètement excentrique.
Les chats se comportent parfois comme des humains…
Mais avec leurs propres règles.
Et Haru doit rapidement comprendre qu’elle risque de perdre progressivement ses repères si elle reste trop longtemps dans ce monde.
Derrière l’humour et les chats, le film possède pourtant un véritable thème.
Haru ne sait pas vraiment qui elle est.
Elle manque de confiance.
Elle se laisse facilement influencer.
Et lorsqu’elle arrive dans le Royaume des chats, elle risque justement de devenir quelqu’un qu’elle n’est pas.
Le film pose donc une question assez simple :
Haru va devoir apprendre à décider elle-même de ce qu’elle veut.
C’est finalement ce qui rapproche Le Royaume des chats de plusieurs autres films Ghibli.
Comme Chihiro, Haru entre dans un monde étrange.
Comme Kiki, elle doit progressivement devenir indépendante.
Mais son parcours est beaucoup plus léger.
Il ne s’agit pas ici de sauver le monde.
Haru doit simplement apprendre à avoir confiance en elle et à affirmer ses propres choix.
Visuellement, le film est également différent des grandes productions de Miyazaki.
Avec ses 75 minutes, il va beaucoup plus rapidement à l’essentiel.
Les personnages sont expressifs.
Les décors sont colorés.
Les scènes d’action sont dynamiques.
Mais le film ne cherche pas à atteindre l’ampleur visuelle du Voyage de Chihiro.
Et c’est probablement volontaire.
Le Royaume des chats fonctionne davantage comme un petit conte d’aventure.
La musique est composée par Yūji Nomi, déjà présent sur Si tu tends l’oreille.
C’est d’ailleurs un joli lien entre les deux films.
La chanson principale est interprétée par Ayano Tsuji.
La bande originale accompagne parfaitement le côté léger et merveilleux de l’aventure.
Le film possède également une histoire particulière dans la production de Ghibli.
Le personnage du Baron avait déjà été utilisé dans Si tu tends l’oreille.
Hayao Miyazaki avait ensuite imaginé un projet autour de ce personnage.
Mais plutôt que de réaliser lui-même le film, il confie finalement la réalisation à Hiroyuki Morita.
Morita avait notamment travaillé sur Mes voisins les Yamada avant de réaliser son premier long-métrage avec Le Royaume des chats.
Le Royaume des chats n’est certainement pas le Ghibli le plus profond ou le plus ambitieux.
Et pourtant…
Il possède un charme fou.
C’est un film que l’on peut regarder très facilement.
L’aventure est rapide.
Les personnages sont attachants.
Le Baron est toujours aussi élégant.
Muta est toujours aussi… Muta. ????
Et surtout, le film ne cherche pas à être plus compliqué qu’il ne doit l’être.
Après le voyage immense et parfois mystérieux de Chihiro, cette petite aventure féline fait presque office de pause légère dans notre rétrospective.
Ce qui est intéressant, c’est justement de le comparer aux autres œuvres du studio.
Le Voyage de Chihiro nous faisait traverser un monde immense et mystérieux.
Le Royaume des chats nous propose une aventure beaucoup plus courte et directe.
Mais les deux films partagent une idée commune :
Et c’est probablement ce qui permet au film de trouver naturellement sa place dans l’univers Ghibli.
Écrit par: animix
Anime culte Film Le Royaume des chats Manga nostalgie retro
| Cookie | Durée | Description |
|---|---|---|
| cookielawinfo-checkbox-analytics | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics". |
| cookielawinfo-checkbox-functional | 11 months | The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional". |
| cookielawinfo-checkbox-necessary | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary". |
| cookielawinfo-checkbox-others | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other. |
| cookielawinfo-checkbox-performance | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance". |
| viewed_cookie_policy | 11 months | The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data. |
Commentaires d’articles (0)