play_arrow
AnimKids
En ce qui concerne cette critique, je prends de l’avance pour ceux qui ne sont pas familiers avec cette licence. Je vous donne mon avis sur les principaux jeux de la saga. Puis-je vous donner mon avis sur ce remaster? Est-il vaut-il le coup en tant que nouveaux joueurs? Ou même pour les fans plus anciens, je vous donne une réponse.
(armure multi joueur halo 1)

Halo : Combat Evolved – La claque fondatrice
Étant un grand fan de Halo, tout a commencé pour moi avec Halo : Combat Evolved, le tout premier épisode de la saga. J’y ai touché pour la première fois chez mon cousin, aux alentours de 2003, alors que j’avais à peine 12 ou 13 ans. Autant le dire tout de suite : ce jeu m’a littéralement marqué.
À cet âge-là, je n’avais clairement pas l’âge requis pour y jouer… mais bon, après avoir été traumatisé par Alien à 9 ans à cause d’une nounou un peu trop audacieuse (au point de mettre des années avant de pouvoir revoir un xénomorphe), je n’étais plus vraiment à ça près.
Je regardais d’abord mon cousin jouer, fasciné par cet univers de science-fiction. Les Grunts (Unggoy) me faisaient énormément rire avec leurs répliques culte et leur comportement presque comique, tandis que les Élites, eux, m’impressionnaient autant qu’ils me faisaient peur. Leur présence imposante, leurs cris et surtout leurs boucliers énergétiques donnaient une vraie sensation de danger.
Le moment où l’on commence soi-même à jouer est encore plus marquant : réussir à faire tomber le bouclier d’un Élite, puis à le neutraliser, procurait un sentiment de puissance et de satisfaction énorme, surtout pour un jeune joueur. Le gameplay était intuitif, fluide, et donnait immédiatement envie de continuer.
La trame principale, elle, est très bien ficelée. L’histoire installe un mystère constant autour de l’anneau Halo et monte progressivement en tension. Le twist de fin m’avait littéralement scotché à l’époque, changeant complètement la perception de l’univers et des enjeux. Même le fameux niveau de la Bibliothèque, souvent critiqué, ne m’avait pas particulièrement ennuyé lors de ma première expérience : pris par la découverte, je le vivais surtout comme un passage intense et oppressant.
Cependant, en y rejouant plus tard via The Master Chief Collection, mon regard a forcément évolué. Avec le recul et l’expérience, on devient plus critique sur la conception des niveaux. Certains environnements révèlent alors leurs limites, et la Bibliothèque apparaît clairement comme une succession très copier-coller de couloirs et de portes, avec une structure répétitive qui peut aujourd’hui fatiguer.
Malgré cela, il est impossible de ne pas rester impressionné par ce que représentait Halo : Combat Evolved pour un premier jeu en 2001. Son ambition, son univers et ses mécaniques ont posé des bases solides pour toute la saga.
L’annonce d’un nouveau remaster me laisse d’ailleurs assez partagé. D’un côté, c’est évidemment cool de revoir ce jeu avec une technique graphique encore plus poussée et l’ajout de nouvelles missions. De l’autre, c’est aussi le même jeu que l’on revisite encore une fois, ce qui peut donner un sentiment d’essoufflement de la série. Un point sur lequel je reviendrai plus en détail plus tard.
Halo : Combat Evolved reste malgré tout une œuvre fondatrice, imparfaite avec le recul, mais essentielle dans l’histoire du jeu vidéo et dans mon parcours de joueur.
( mes armure mutli halo 2 original / armure halo 2 anniversaire)


Halo 2 – L’explosion totale
Je vous le dis tout de suite : Halo 2, à l’époque, c’était une tuerie absolue. Aujourd’hui, avec nos yeux de 2025, on peut analyser le jeu plus froidement, pointer certains défauts ou limites techniques. Mais à sa sortie, pour l’ado que j’étais, c’était tout simplement incroyable.
À l’époque, je connaissais encore très peu de jeux vidéo, et Halo 2 m’a mis une claque monumentale. C’était beau, c’était épique, et ça donnait presque l’impression d’un jeu parfait. Chaque mission en mettait plein les yeux, chaque combat semblait plus intense que dans le premier épisode.
La force de Halo 2, c’est d’avoir pris Halo : Combat Evolved et d’avoir tout amélioré :
Une trame principale plus dense et plus ambitieuse, Des personnages plus développés, Des adversaires plus marquants, Des armes encore plus satisfaisantes à utiliser.
Tout ce qui fonctionnait dans le premier jeu a été peaufiné, enrichi, amplifié. On prend la recette du premier Halo, on rajoute quelques ingrédients bien dosés… et on obtient, pour reprendre une expression bien actuelle, un poulet rôti sauce Grognard parfaitement maîtrisé.
Le jeu dégageait une vraie montée en puissance, avec une narration plus cinématographique et une ambiance générale beaucoup plus marquée. Même sans prendre beaucoup de recul à l’époque, on sentait clairement que la saga venait de passer un cap.
Avec le recul, bien sûr, on peut aujourd’hui voir que tout n’était pas parfait. Mais dans mon souvenir de joueur adolescent, Halo 2 reste une expérience exceptionnelle, un épisode qui m’a profondément marqué et qui fait encore partie, sans hésitation, de mes Halo préférés, aux côtés de Halo 3 et Halo : Reach.
(armure halo 3 multi)

Halo 3 – La consécration et une conclusion magistrale
Avec Halo 3, on atteint clairement la consécration de la saga. L’attente était immense : on allait enfin assister à la fin de la guerre entre l’humanité et le Covenant, ainsi qu’au dénouement du conflit face au Parasite. Dès le départ, le jeu annonce la couleur avec une scène d’introduction absolument magnifique, qui donne immédiatement une dimension épique à l’aventure.
L’un des éléments les plus marquants de cet épisode est l’alliance entre les Élites et les humains, un tournant narratif fort qui apporte une nouvelle profondeur à l’histoire. Cette coopération change la dynamique des combats et renforce le sentiment que l’on vit un moment clé de l’univers Halo. À cela s’ajoutent de nouvelles armes, encore plus variées et efficaces, et le plaisir toujours intact de brutaliser les Brutes, ennemis aussi impressionnants que violents.
Toute l’histoire autour de Cortana, déjà très forte dans Halo 2, atteint ici un niveau encore supérieur. Sa présence, sa fragilité et son lien avec le Master Chief donnent une dimension plus émotionnelle à l’aventure. La narration est mieux rythmée, plus intense, et chaque mission semble apporter sa pierre à l’édifice d’un final inévitable.
Le gameplay représente l’aboutissement parfait de la trilogie. Tout ce qui a été introduit dans Halo : Combat Evolved puis amélioré dans Halo 2 trouve ici sa forme la plus aboutie : combats plus lisibles, affrontements plus spectaculaires, environnements plus vastes et mieux exploités.
Et que dire de la fin… Le dénouement de Halo 3 est tout simplement fantastique. Finir la trilogie sur une conclusion aussi forte, aussi mémorable, c’était presque l’idéal. À tel point qu’on pourrait se dire qu’il aurait peut-être fallu laisser les choses telles quelles, sans forcément aller plus loin. Même si Halo 4 est un bon jeu, la trilogie originale n’avait pas réellement besoin de suite.
Un début merveilleux avec Halo : Combat Evolved, un milieu magistral avec Halo 2, et une fin fantastique avec Halo 3 : une trilogie parfaitement construite, cohérente, et marquante, qui clôt une époque et reste, encore aujourd’hui, un modèle du genre.
Halo 3 demeure pour moi la conclusion idéale de l’histoire du Master Chief face au Covenant et au Parasite.
(Armure HALO multi ODST )

Halo 3: ODST – Une autre vision de la guerre
Après l’épopée grandiose de Halo 3, Halo 3: ODST propose une approche très différente, presque surprenante au premier abord. Ici, on quitte le Master Chief et son statut de quasi-mythe pour incarner de simples soldats d’élite, largués en plein chaos. Et ce changement fait toute la force du jeu.
L’ambiance est immédiatement plus sombre, plus posée, presque mélancolique. On se retrouve souvent seul, à explorer une ville dévastée, portée par une musique jazzy et une atmosphère nocturne qui tranche radicalement avec l’action explosive de la trilogie principale. On ressent beaucoup plus la fragilité du soldat humain, loin de la toute-puissance du Spartan.
Les combats restent efficaces, mais demandent une approche plus tactique. Les ennemis, pourtant déjà connus, paraissent plus dangereux, simplement parce que le joueur est moins résistant. Cela renforce l’immersion et donne une autre lecture du conflit entre l’humanité et le Covenant.
La narration est elle aussi différente, plus fragmentée, racontée à travers des souvenirs et des retours en arrière. Cela peut dérouter au début, mais finit par apporter une vraie profondeur au scénario. On découvre les membres de l’escouade un à un, leurs personnalités, leurs motivations et leur rôle durant cette nuit chaotique. Je me suis même surpris à chercher tous les enregistrements audios cachés, simplement pour mieux comprendre l’histoire de cette petite fille vivant un véritable calvaire pendant l’attaque du Covenant.
Halo 3: ODST n’est pas un Halo spectaculaire au sens classique du terme, mais c’est un épisode à part, plus intimiste, qui enrichit l’univers et prouve que la saga est capable de raconter autre chose qu’une simple guerre héroïque. Une parenthèse originale, parfois sous-estimée, mais clairement marquante.
( Mon armure Halo reach histoire et multijoueur )

Halo : Reach – Le plus personnel, le plus marquant
Halo : Reach fait clairement partie de mes épisodes préférés. Déjà parce qu’il se déroule avant Halo : Combat Evolved, un peu comme Halo Wars, et que ce contexte est passionnant : on sait déjà où tout cela va mener, mais la vraie question est comment on en arrive là. Et c’est précisément là que Reach est brillant.
Ayant lu le livre, j’avais déjà un attachement particulier à cette planète. Je connaissais son sort, et justement, cela rend l’expérience encore plus forte. Chaque mission, chaque victoire, chaque moment de calme est teinté d’un sentiment fataliste : on sait que tout est perdu, mais on avance quand même.
Le véritable coup de génie de Halo: Reach, c’est de nous faire jouer notre propre Spartan. Certes, Noble Six a déjà un passé, une réputation, un background, mais c’est la personnalisation qui lui donne réellement vie. Dès l’introduction, quand on voit son casque abîmé, on comprend immédiatement que quelque chose de grave s’est produit. On sait déjà la fin… mais on veut vivre le pourquoi et le comment.
Et là, l’émotion fonctionne à fond. Les missions s’enchaînent, les membres de l’escouade Noble deviennent bien plus que de simples PNJ. On s’attache à eux, à leurs caractères, à leurs rôles. Contrairement aux autres Halo, je n’avais pas l’impression de jouer l’histoire de John-117. Cette fois, ce n’était pas Master Chief… c’était moi dans l’armure. C’était AsceWolf, pas une légende intouchable.
Jorge-052 et Emile-A239 sont clairement les deux personnages auxquels je me suis le plus attaché. Le sacrifice de Jorge est à la fois triste et frustrant, un moment marquant qui laisse un vrai vide. Et Emile… classe, sarcastique, brutal. Sa mort fait mal. Vraiment mal. Pas lui. Pas comme ça.
Et puis il y a Jun-A266, le seul survivant de l’escouade. Ironiquement, c’est celui pour lequel j’avais le moins d’attachement… et pourtant, c’est lui qui s’en sort. Certes, il formera plus tard les Spartans IV, mais on ne peut s’empêcher de se dire qu’Emile ou Jorge auraient mérité de survivre. À la base, John devait être le dernier Spartan, même si, avec le temps, on sait que la Silver Team et d’autres ont aussi survécu. Mais ce détail, on y reviendra plus tard.
Techniquement, Halo : Reach est aussi une vraie réussite. Je me suis refait tous les Halo récemment, et honnêtement, c’est celui qui vieillit le mieux visuellement. Les environnements, les effets, l’ambiance générale tiennent encore très bien la route aujourd’hui.
Le multijoueur mérite aussi d’être mentionné. Même si je ne suis pas un gros joueur multi, c’est avec Reach que j’ai vraiment commencé, et certaines sensations restent inoubliables. Et puis il y a le DMR… une arme incroyable, précise, satisfaisante, devenue culte pour beaucoup de joueurs.
Halo : Reach n’est pas seulement un excellent Halo. C’est un épisode profondément humain, émotionnel, et personnel. Un jeu où l’on ne joue pas une légende… mais où l’on devient le Spartan, jusqu’au bout.
(armure Halo 4 multijoueur)

Halo 4 – Un renouveau nécessaire… mais discutable
Halo 4 marque un tournant important pour la saga : changement de studio, changement de direction, mais sans pour autant tout révolutionner. Et c’est là que le jeu se situe dans une zone un peu particulière, entre continuité et nouveau départ.
Soyons clairs : Halo 4 est un bon jeu. L’histoire est intéressante, les nouvelles menaces apportent de nouveaux enjeux, et le jeu pose clairement les bases d’un nouvel arc narratif. Sur le papier, tout fonctionne. Pendant qu’on y joue, on est à fond, l’action est là, les combats sont efficaces, et l’envie d’avancer ne disparaît jamais.
Mais après la conclusion parfaite de Halo 3, une question revient souvent : pourquoi continuer ? La trilogie originale formait un ensemble cohérent, avec un début, un milieu et une fin. Halo 4 arrive donc avec un poids énorme sur les épaules, et même s’il fait beaucoup de choses bien, il peine à retrouver l’impact émotionnel de ses prédécesseurs.
Le scénario, bien que riche, peut paraître un peu chaotique. Il introduit beaucoup de nouveaux éléments d’un coup, parfois sans laisser assez de temps au joueur pour les assimiler pleinement. L’histoire est prenante sur le moment, mais elle m’a moins marqué sur le long terme que celles de Halo 2, Halo 3 ou Reach.
Cela dit, Halo 4 reste un épisode solide, respectueux de l’univers, et agréable à jouer. Il ne trahit pas Halo, loin de là. Simplement, il n’a pas eu sur moi le même impact que les jeux qui l’ont précédé.
Et quand on parle de sa suite, Halo 5, c’est clairement l’épisode que j’apprécie le moins de la saga. Malgré tout, ça reste du Halo : le gameplay est là, l’ADN de la série est toujours présent, et même si ce n’est pas mon préféré, je prends quand même du plaisir à y jouer.
Halo 4 est donc un jeu réussi en tant que tel, mais qui souffre inévitablement de la comparaison avec une trilogie originale déjà parfaitement conclue.
( armure multi d’Halo 5)

Halo 5 : Guardians – Spectaculaire, mais en perte d’âme
Halo 5 commence très fort. La scène d’introduction avec l’équipe Osiris claque immédiatement : c’est spectaculaire, très cinématographique, presque digne d’un film. Visuellement, le jeu impressionne, et dès les premières minutes, on sent une vraie maîtrise technique.
Mais très vite, un problème s’installe. Les missions sont moins prenantes, moins marquantes. À tel point que, fait assez rare pour être souligné, j’ai terminé le jeu en deux fois. J’ai arrêté d’y jouer pendant plusieurs mois avant d’y revenir pour le finir. Et jusqu’ici, cela ne m’était quasiment jamais arrivé dans un Halo. Ce même sentiment m’a d’ailleurs touché sur d’autres jeux de cette génération, comme Assassin’s Creed Syndicate ou Shadow.
Du coup, la question se pose :
est-ce que la façon de faire des jeux vidéo a changé, ou est-ce que c’est moi ?
Avant, certains jeux te donnaient envie de ne jamais lâcher la manette. Aujourd’hui, même sur des jeux objectivement bons, on peut ressentir le besoin d’aller voir ailleurs, puis de revenir plus tard.
En revenant à Halo 5, une fois terminé, le constat est clair :
oui, le jeu est très beau, techniquement impressionnant, et l’histoire est bonne sur le papier. Mais il y a un souci de dynamique dans les missions. Certaines idées sont excellentes, comme la planète des Sangheili, qui est franchement une très bonne idée scénaristique. Malheureusement, je trouve que c’est mal concrétisé : la mission est intéressante, mais il manque quelque chose pour la rendre vraiment mémorable.
La relation entre Cortana et John, quant à elle, donne parfois l’impression de recycler de vieilles références et de jouer à fond sur la nostalgie, notamment à travers certaines phrases cultes. Sur le moment, ça fonctionne… mais sur la durée, cela sonne un peu comme une facilité. La fin, elle aussi, est correcte, mais manque de saveur, de vrai impact émotionnel.
Malgré tout, j’ai quand même apprécié le jeu. Mais on sent déjà ici une régression de la licence, amorcée dans Halo 4 et confirmée dans Halo 5. Quelque chose s’est perdu en route.
Avec le recul, je me dis qu’il aurait peut-être fallu oser autre chose. Par exemple, jouer un Spartan IV anonyme, comme dans Reach, ou même revivre l’expérience humaine à la manière d’ODST. Pourquoi ne pas incarner un nouveau personnage dans l’équipe Osiris, ou même dans la Silver Team ? Voir John-117 non plus à travers nos actions, mais à travers nos yeux de joueur, comme une légende vivante que l’on croise, plutôt que d’incarner directement.
John reste le Spartan ultime, quasi imbattable, et on a adoré le jouer. Mais peut-être qu’à ce stade de la saga, on avait besoin de voir autre chose, de vivre Halo sous un nouvel angle.
Halo 5 : Guardians reste un jeu magnifique, solide et agréable, mais qui a perdu une part de ce qui faisait la magie et l’âme des premiers Halo.
(Armure multi Halo infinite)

Halo Infinite – La chute de la légende et sa reconstruction
Comme souvent avec la saga, Halo Infinite démarre par une scène d’introduction magistrale. Mais cette fois, quelque chose change radicalement : on voit John-117 perdre. Et attention, pas dans le sens où cela ferait plaisir, bien au contraire. Voir la légende tomber, sans revanche immédiate, est à la fois fort et frustrant.
Au début du jeu, on ne sait pas encore qu’on ne recroisera pas Atriox dans la campagne, et cette absence peut laisser un goût amer. La légende est tombée, le château s’est écroulé… et il va falloir tout reconstruire. C’est d’ailleurs l’idée centrale d’Infinite : reconstruire John, reconstruire les forces de l’UNSC, et redonner un sens à ce que représente le Démon aux yeux de ses ennemis.
Visuellement, Halo Infinite est très beau, avec des environnements ouverts qui donnent une vraie sensation de liberté. La progression, qui consiste à reprendre un à un les avant-postes des Parias, fonctionne bien et participe à cette idée de renaissance. On réécrit peu à peu le mythe : pourquoi le Major est craint, pourquoi il est une légende vivante.
Et là, je l’avoue, malgré mes critiques précédentes sur le fait d’incarner encore John, jouer le Master Chief ici fonctionne plutôt bien. Le jeu réussit à lui redonner une certaine humanité, une fragilité, sans pour autant le dénaturer.
Cela dit, je ne peux pas m’empêcher d’imaginer d’autres possibilités. Par exemple, incarner le dernier Spartan IV survivant, traqué après la chute de l’UNSC, qui assiste au retour de John « d’entre les morts ». Les deux personnages auraient pu unir leurs forces pour sauver l’humanité. Rien n’empêchait non plus de jouer John dans les premières heures, puis de changer de point de vue en arrivant sur l’anneau, avant de le retrouver plus tard, à la fin. Les possibilités d’immersion étaient nombreuses.
Le problème, c’est que malgré ses qualités, Halo Infinite conserve certains défauts hérités de Halo 4 et Halo 5. La narration, bien que plus intimiste, manque parfois d’impact, et le sentiment de danger reste limité : même quand John est affaibli, on n’a jamais totalement peur pour lui. On sait qu’il va s’en sortir… et c’est difficile à expliquer, mais cela enlève une partie de la tension dramatique.
Finalement, Halo Infinite est un très bon jeu sur beaucoup d’aspects, mais il n’a pas totalement convaincu. C’est d’autant plus dommage quand on sait qu’il n’aura pas de suite en jeu vidéo, mais seulement une continuation via les livres. Et même si je suis prêt à les lire s’ils sortent en français (car je sais déjà qu’il s’y passe des choses assez folles), cela laisse un sentiment d’inachevé.
Halo Infinite est donc un épisode solide, compréhensible dans ses intentions, mais qui n’a pas réussi à totalement redonner à la saga l’élan qu’elle méritait.
Conclusion – Halo, une légende qui peut encore se relever
Halo est l’une des franchises que j’aime profondément, presque instinctivement. Un peu comme Assassin’s Creed, ce sont des jeux que j’ai découverts jeune, avec des yeux émerveillés (non, je ne suis pas vieux ^^), et qui ont façonné ma manière de voir le jeu vidéo sur console. Ce ne sont pas des MMORPG — même si j’ai passé des centaines d’heures sur WoW, SWTOR et bien d’autres sur PC — mais sur console, Halo et Assassin’s Creed, ce sont mes piliers. Oui, vous pouvez me juger, je l’assume.
Avec le temps, ces franchises m’ont parfois déçu, et Halo n’échappe pas à la règle. Pourtant, comme avec Pokémon, j’y retourne toujours. La différence, c’est que Halo n’est pas encore au fond du gouffre, contrairement à certaines licences qui semblent avoir perdu toute cohérence narrative. L’univers Halo reste solide, riche, et surtout plein de potentiel.
Oui, certains choix récents ont été discutables. Oui, la saga a parfois donné l’impression de tourner en rond ou de chercher sa voie. Mais contrairement à d’autres franchises, Halo garde une vraie colonne vertébrale, une mythologie forte, et des personnages qui comptent encore.
C’est pour ça que j’ai toujours de l’espoir pour Halo. Beaucoup, même. J’ai envie de voir la saga retrouver ses lettres de noblesse, retrouver ce qui faisait sa force : une narration marquante, une immersion totale, et cette sensation unique d’être au cœur d’une guerre plus grande que soi.
Au fond, Halo, c’est comme un Spartan projeté dans le vide par une Brute, dérivant dans l’espace après une lourde défaite. On pourrait croire que tout est fini… mais on sait qu’il va revenir. Plus fort, plus déterminé, marqué par ses échecs, mais prêt à se relever.
Et c’est exactement ce que j’attends de cette franchise.
L’arrivée du remaster de Halo : Combat Evolved – Nostalgie ou renouveau ?
L’annonce du remaster de Halo : Combat Evolved suscite forcément des émotions contrastées. Est-ce un simple coup de nostalgie ou un vrai renouveau pour un classique ? Pour ma part, je vais clairement le prendre. La promesse de nouvelles missions, la refonte des niveaux et des graphismes, tout cela donne envie. Je sais que je vais être captivé par le jeu, replonger dans ce monde qui m’a marqué, et revivre la magie de ce premier Halo.
Mais si je suis honnête, ce n’est pas exactement ce que je voulais. Pour moi, l’idéal serait un nouveau Halo, où le joueur incarne son propre Spartan, avec des enjeux inédits, de nouveaux personnages et des ennemis inédits — même si le Covenant ou les Parias restent incontournables. On a vu avec Halo 4 que créer une menace crédible sans le Covenant est compliqué, mais si 343 Industries se remet à faire des jeux solides, je suis convaincu qu’ils en sont capables. On y croit.
Cela dit, je recommande vivement de découvrir la saga Halo, du tout premier Combat Evolved à Halo Infinite. Ce sont des jeux magnifiques, avec leurs défauts, mais qui valent chaque instant passé dessus. Personnellement, je les ai tous refaits récemment et j’ai pris un énorme plaisir, y compris au streamer sur Twitch. Et même si je n’en parle pas beaucoup, le multijoueur est une part essentielle de cette expérience. À l’époque, il a posé les bases de presque tous les jeux multijoueur modernes. Certes, certains ont dépassé le maître aujourd’hui, mais Halo leur a tout appris, quasiment.
Conclusion finale : Le remaster est une belle occasion de replonger dans l’histoire de Halo, de redécouvrir ses mécaniques et son univers, mais surtout, il nous rappelle pourquoi cette saga est une légende, capable de nous faire rêver, nous émerveiller et nous faire vivre des moments inoubliables, mission après mission.
Écrit par: AsceWolf
Copyright Animag - Animkids 2025
| Cookie | Durée | Description |
|---|---|---|
| cookielawinfo-checkbox-analytics | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Analytics". |
| cookielawinfo-checkbox-functional | 11 months | The cookie is set by GDPR cookie consent to record the user consent for the cookies in the category "Functional". |
| cookielawinfo-checkbox-necessary | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookies is used to store the user consent for the cookies in the category "Necessary". |
| cookielawinfo-checkbox-others | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Other. |
| cookielawinfo-checkbox-performance | 11 months | This cookie is set by GDPR Cookie Consent plugin. The cookie is used to store the user consent for the cookies in the category "Performance". |
| viewed_cookie_policy | 11 months | The cookie is set by the GDPR Cookie Consent plugin and is used to store whether or not user has consented to the use of cookies. It does not store any personal data. |
Commentaires d’articles (0)