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Dès ses premières minutes, Ebola Village affiche clairement ses ambitions : rendre hommage aux classiques du survival horror, avec Resident Evil en ligne de mire. Caméras fixes, village inquiétant, ambiance pseudo-oppressante… sur le papier, les ingrédients sont là. Problème : entre l’intention et l’exécution, il y a un gouffre. Et Ebola Village tombe dedans la tête la première. Sous couvert de nostalgie, le jeu propose surtout une expérience datée, mal maîtrisée et frustrante, qui peine à comprendre ce qui faisait la force des références qu’il tente maladroitement d’imiter.
Visuellement, Ebola Village fait le strict minimum, et encore. Les environnements sont ternes, répétitifs et manquent cruellement de détails. Le village, censé être le cœur de l’expérience, ne dégage jamais ce sentiment de malaise ou de danger permanent propre aux grands survival horror. On erre dans des décors grisâtres, mal éclairés, avec des textures approximatives et une modélisation digne d’un projet étudiant un peu pressé. Le plus grave, c’est l’absence totale d’identité visuelle. Là où un Resident Evil Village ou même un Silent Hill utilisait l’architecture, la lumière et la mise en scène pour raconter quelque chose, Ebola Village se contente d’aligner des lieux sans âme, comme s’ils avaient été assemblés à la va-vite via des assets génériques.


Un survival horror sans ambiance, c’est comme un FPS sans armes. Ici, la tension est quasi inexistante. Les effets sonores sont pauvres, souvent mal placés, et la musique peine à instaurer le moindre climat oppressant. Les silences ne sont pas pesants, ils sont juste… vides. Pire encore, le jeu abuse de jumpscares mal amenés, téléphonés, et rarement efficaces. Là où la peur devrait naître de l’attente et de l’incertitude, Ebola Village préfère la facilité, sans jamais réussir à surprendre.
Résultat : on ne ressent ni stress, ni angoisse, ni cette petite boule au ventre qui fait le sel du genre.

Côté gameplay, Ebola Village tente de reprendre les codes old-school : déplacements lents, gestion limitée des ressources, combats maladroits. Sauf que là où ces mécaniques servaient autrefois la tension, ici elles deviennent surtout pénibles. Les contrôles manquent de précision, la maniabilité est rigide, et les affrontements sont tout sauf satisfaisants. Les ennemis encaissent parfois de façon incohérente, les hitboxes sont approximatives, et chaque combat devient une corvée plutôt qu’un moment de survie intense. La gestion de l’inventaire, censée renforcer la pression, finit par casser le rythme. Non pas parce qu’elle est exigeante, mais parce qu’elle est mal pensée, punitive sans être stratégique.
Un autre gros point faible du jeu réside dans ses ennemis. Leur design est générique, leur comportement prévisible, et leur présence rarement inquiétante. On est très loin des créatures mémorables qui ont marqué l’histoire du genre. Ils apparaissent souvent de manière artificielle, sans réelle mise en scène, et ne représentent jamais une vraie menace. On ne fuit pas par peur, mais par agacement. Et quand on se bat, ce n’est jamais par nécessité tactique, juste parce que le jeu l’impose.

Ebola Village tente d’installer une intrigue mystérieuse autour d’un village contaminé et d’événements troubles. Malheureusement, la narration est brouillonne, mal rythmée, et manque cruellement d’impact. Les notes disséminées dans les décors n’apportent rien de marquant, les dialogues sont plats, et l’histoire ne parvient jamais à susciter la curiosité. On avance sans réel moteur narratif, simplement parce qu’il faut avancer. Là encore, la comparaison avec Resident Evil fait mal : même les épisodes les plus bancals de la saga proposaient un univers cohérent et un minimum de charisme.
Techniquement, Ebola Village accumule les maladresses. Bugs mineurs, animations raides, transitions abruptes, chargements peu discrets… rien de dramatique pris individuellement, mais l’ensemble donne une impression constante de manque de finition. Le jeu semble toujours à deux doigts de fonctionner correctement, sans jamais y parvenir totalement. Une sensation frustrante, surtout pour un titre qui se veut hommage à un genre exigeant. Le vrai problème d’Ebola Village, c’est qu’il confond hommage et copie maladroite. Reprendre des caméras fixes et des mécaniques rétro ne suffit pas à faire un bon survival horror. Sans compréhension fine du rythme, de la mise en scène et de la peur psychologique, ces éléments deviennent des carcans. Au lieu de moderniser intelligemment les codes ou d’y apporter une vraie vision, le jeu se contente d’imiter en surface. Résultat : un produit sans âme, coincé entre nostalgie mal digérée et exécution approximative.

Ebola Village est malheureusement l’exemple parfait du Resident Evil de Wish : une copie qui en reprend l’emballage sans jamais en comprendre le contenu. Ni vraiment effrayant, ni vraiment fun, ni techniquement solide, le jeu peine à justifier l’investissement en temps et en argent. Les amateurs de survival horror exigeants risquent de décrocher très rapidement, tandis que les néophytes n’y trouveront aucun point d’entrée convaincant. Une expérience oubliable, qui rappelle surtout à quel point le genre est difficile à maîtriser.
Écrit par: Warmelin
Ebola Village Indépendant survival horror test
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